octobre 08, 2005

10-Le mag du jour: NATURE & PROGRES

Ce soir, prise d'une frénétique activité blogueuse, j'ai envie de partager une lecture virtuelle avec vous au travers d'un magazine qui m'est cher: NATURE & PROGRES.


NATURE & PROGRES, c'est d'abord une fédération internationale regroupant une trentaine d'associations départementales et régionales en France, y compris dans les Dom-Tom. Elle est présente dans d'autres pays européens comme l' Espagne et la Belgique.

Créée en 1964 sous forme d'association "loi 1901", elle rassemble des agriculteurs, des transformateurs, des fournisseurs, des distributeurs et des consommateurs de produits issus de l'agrobiologie et de la bioécologie.

Elle est à l'origine du cahier des charges de l'agriculture biologique. Car avant d'être reconnue officiellement, l'agriculture biologique est née du milieu associatif: Ce sont des consommateurs, des paysans et des médecins rassemblés au sein de Nature et Progrès qui, dès 1970, ont crée le premier cahier des charges biologiques du monde.



NATURE & PROGRES, c'est également une revue. Editée sur papier recyclée s'il vous plaît.

Une revue destiné aussi bien aux professionnels qu'aux consommateurs. Elle sert de guide de consommation.

J'ai envie de partager avec vous une partie de l'éditorial du numéro 54 des mois de Septembre et d'Octobre 2005. Le dossier du mois s'intitule OGM, MENSONGES et PROPAGANDE.



" Les OGM ou la Bio, il faut choisir " disions-nous hier. Aujourd'hui, la Bio est devenue la sentinelle qui entraînera avec elle, si elle tombe, toutes les agricultures paysannes, vivrières et de qualité, la santé, l'environnement et la liberté des peuples.

Issus d'une pensée qui veut dominer tout ce qui vit sur terre, les OGM remplacent la collaboration de tous avec tous, par la guerre de tous contre tous (1). La recette est simple : " J'introduis un transgène dans une semence qui ne poussera que si le paysan achète les pesticides que je produis, et pratique une agriculture industrielle destinée aux marchés que je domine. Le brevet me donne tous les droits sur la reproduction du transgène capable de transgresser l'intégrité d'autres organismes vivants pour y pénétrer. "
Le bénéfice est immense : " Avec ma semence, le paysan achète mes pesticides, je peux lui imposer par contrat l'acheteur de sa récolte, je peux lui interdire de ressemer une partie de sa récolte ou lui imposer le paiement de royalties. Quittant son champ, mon transgène ira se reproduire dans le champ du voisin qui n'a pas voulu acheter ma semence. A son tour, ce dernier sera soumis à ma volonté. Demain, tous les paysans auront perdu leurs semences et cultiveront celles que je vends, ils pratiqueront l'agriculture industrielle que j'impose, les peuples ne mangeront que ce que je voudrai bien leur faire manger… si je veux qu'ils mangent. Adoré comme le bienfaiteur qui apporte la nourriture, je serai riche et dominerai la planète ".


Dans un précédent sujet entièrement tiré du magazine L'écologiste, je montrais ce qui arrive aux paysans qui cultivent des OGM et aux paysans des champs voisins qui sont malhereusement contaminés à leurs tour par ces OGM.



Je trouve qu'avec ce éditorial, on peut mieux saisir l'enjeu et l'importance de ce que nous voulons manger, mais surtout de ce que nous devons refuser d'acheter, en être humain qui voulons laisser une planète à peu près potable pour les générations futures, sachant que nous, on n'est déja pas gâtés.

Si on souhaite avoir un guide d'achat destiné à éviter les OGM dans son alimentation, on peut se tourner vers la liste Greenpeace.

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